lundi 29 avril 2019

À la vitesse du son




Les sons des vêtements ne sont pas tous attachants.
Il y a celui des scratchs.
Il y a le “pouic pouic” des chaussures pieds nus.
Il y a le “cuic cuic” des chaussures sur la pluie.
Il y a celui des matières synthétiques sur les cheveux.
Celui des collants sur la peau gelée.
Et surtout, surtout, il y a le son du frottement du jean en jambes, quand on marche.
Ce fameux “FRRRR FRRRR” à tous les pas.
Ce son qui nous accompagne, qui nous suit.
Que ce soit clair : je n’ai plus la grippe du jean, nous sommes réconciliés.
Mais j’avais oublié ce son qui fait tout sauf chanter.
Ce “FRRRR FRRRR” qui s’invite dans nos ballades.
Ce “FRRRR FRRRR”.
Il faut l’oublier.
Ou porter des boules Quies musicales.
Ou marcher très bizarrement.
Pour l’éviter.
Ce “FRRRR FRRRR” tous les pantalons le parlent couramment,
mais celui du jean est plus fort, plus présent, plus râpeux.
Tout de même nous sommes seul à le percevoir. Comme un acouphène.
Il n’y a que celui qui est en déplacement du jean, avec sa morphologie à lui,
qui peut l’entendre. Le son se fait à son corps, à sa démarche.
Ce son lui appartient. C’est le sien.
C’est le grillon du logis.



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