lundi 29 avril 2019

Coat à coat



Bientôt ça va être l’hiver.
Il va falloir s’emmitoufler.
Et le réconfort de ces jours courts, c’est le manteau.
C’est lui la parade.
C’est lui le bestion à l’abordage.
C’est lui qui nous entoure, face aux querelles du ciel,
aux souffles de gros temps ; C’est lui qui nous décore lorsque l’azur est gris.
Il est de rigueur, car pour avoir de l’allure, il ne faut pas avoir froid ;
grelotter ça se voit, les épaules se remontent, le menton se baisse, les lèvres bleuissent. Être transi ça ne va à personne.
Pas besoin d’en rajouter à la mine verglacée.
Un beau manteau, cela ne se trouve pas sous le sabot d’une voiture mal garée.
C’est une quête, un beau manteau.
Le choix tremble du noir au gris au beige. Des valeurs sûres. Des fidèles.
Et puis pourquoi non à plus de dissonance, à un manteau peinture, qui dit tout et tout de suite, qui n’a rien à cacher que notre corps frileux.
Qui soit une robe des gelées.
S’il pouvait parler, voici ce qu’il dirait “Quelquefois il y a trop de monde à l’intérieur de moi”, il doit tout envelopper, tout protéger, et nous qui l’habitons, et nos mains, et nos pulls, et l’enfant ou le chien qui parfois s’y réfugient.
Une livrée qui se livre.

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