lundi 29 avril 2019

Come together




Il y a une lacune d’anthologie sur les cintres contemporains.
Ceux qui manquent à l’appel dans les aujourd’huis, ce sont les ensembles.
La jupe et la veste partageant le même tissu.
Ils existent encore, mais ils sont rares. On en croise dans le dehors.
Quelques uns. Peu. Peureux. Vieux. Dans l’ensemble, on n’en porte plus. C’est daté, c’est ce qu’on dit.
Je n’en porte pas non plus, c’est daté je me dis.
Dans l’ensemble, les ensembles se sont séparés. Comme les gants.
Tant de couples divorcés dans les chiffons et les serviettes.
Maintenant on pioche parmi l’éparpillé, et on voit si la pêche a été bonne.
En assortiment, demeurent les maillots de bain, qui sont le repos de l’été.
Et pourtant, cette simplicité que cela devait être, cette simplicité du choix, cette clarification de l’assemblage, l’évidence en kit.
Que le temps dans le dressing devait être moins orageux, lorsque les deux parties étaient d’un commun accord.
Quand les hauts allaient avec les bas, et les bas avec les hauts.
Il y avait des hauts et des bas. De haut en bas.
Il y avait cette unité, qui n’était pas une robe, mais presque,
une robe coupée en deux, deux parts égales tenant le même discours.

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