lundi 29 avril 2019

En deuil






Lundi il s’agissait de la couleur noire à éclairer de zestes, vestimentairement parlant.
Mais il arrive qu’un mauvais contexte s’en vienne teinter les idées et les choses.
Et aujourd’hui nous sommes ce 7 Janvier là.
Et cette couleur prend un sens d’amples larmes.
Car en cet aujourd’hui, cette couleur ne peut pas être d’avantage qu’elle même, pleine du sens qu’elle a dans notre histoire occidentale,
(avant que Coco Chanel (entre autres) vienne y mettre son grain),
le sens du deuil.
Charlie Hebdo, le courageux et indélébile symbole de la liberté d’expression, de cette saveur de la Démocratie.
Et il y a eu ce matin cet acte innommable, en cet attentat contre cette valeur, contre nos valeurs. À espérer nous clouer les becs.
Mais comme l’ineffaçable Charb l’a dit “Je préfère mourir debout que vivre à genoux”.
Quand je lis Charlie Hebdo, c’est en vacances, au bord d’une plage, avec des biscuit “Prince”. Je le lis particulièrement là, pour ce piment d’enfance qu’il recèle, à conter l’actualité en images, et en rires. C’est tout, tout ce qu’il veut, ce journal, avoir le droit de dire, et de rire, de tout.
Et ses chevaliers armés de feutres, c’est par eux également, qu’il m’est donné le droit d’écrire, ici.
Ce soir les stylos pleurent.
Et ce soir je suis en noir, et ce sans feux artifice autour. En noir complet.
Et mon pull ne luit que par les sanglots dont il est baigné.
Ce soir je suis en deuil.




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