lundi 29 avril 2019

En venir aux mains




Une journée qui n’y est pas allée de mains mortes.
Toutes ces mains, des mains anonymes.
Il y en avait à ne pas pouvoir les compter sur des doigts.
Des mains gauches et des mains droites,
des mains droites et des mains gauches.
Des mains nues ou des gantées.
Des mains propres et des mains moites. Mais pas de mains sales.
Des mains qui parlaient, à applaudir, et la question n’était pas “pourquoi ou pour qui” ; parce qu’applaudir, c’est le langage commun d’une foule, un langage qui n’a pas besoin de sous titres.
Un piano peut se jouer à quatre mains, et nous étions orchestre en ce jour, et comme disait Victor Hugo “Tout bruit écouté longtemps devient une voix.”
Des mains qui avaient le cœur sur la paume.
Des mains à tenir un enfant. Des mains à prendre des photos.
Des mains qui essuyaient des larmes sur des joues.
Des mains qui accompagnaient un rire.
Des mains qui se serraient.
Des mains dans les poches, mais pour se réchauffer.
Des mains en l’air et des mains hautes, mais pas pour se rendre.
Pour tenir des pancartes. Pour brandir des stylos.
Et aujourd’hui, Paris, du ciel, c’était un dessin, un dessin à mains levées.


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