lundi 29 avril 2019

État d’âme état drame




Sommes nous obligés, sous prétexte des cumulus des yeux et de la vie, de le montrer au monde par un laisser aller.
Mon arrière grand mère ne serait jamais sortie sans chapeau, même à l’annonce d’une mauvaise nouvelle.
Et être décoiffée aurait sous entendu beaucoup, beaucoup trop.
Car si l’on sortait en vrac, cela signifiait qu’il y avait rafale dans la maison,
et ça, on ne voulait pas que cela se sache.
On ne se racontait pas.
On était discret sur ses histoires et celles des familles.
Pudeur et bouches cousues. Pour ne pas avoir à en découdre.
Se montrer dehors, devait toujours être irréprochable, une belle toilette, sans négligence.
L’habillement, s’il était confus, renseignait sur l’intime, et les joues rougissaient.
Alors, que au moins ça, ça aille, par honneur, et respect des autres.
Je continue sur cette tradition.
J’ai beau avoir parfois la tête en désordre en dedans, je sors insoupçonnable.
Qu’il pleuve ou qu’il larme, que cela ne s’évente pas.

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