lundi 29 avril 2019

La première fois que j’ai vu un mirage




Jane Birkin et Irina Volkonski m’ont sauvé la mise.
J.B. lorsque, à 15 ou 16 ans, j’ai vu à la téloche des images de sa jeunesse en décolletés.
I.V. avec le tshirt qu’elle avait créé, qui était vendu chez Onward, et qui clamait sur la poitrine «Vive les petits seins ! » 
Il y en a, comme ça, des figures de proue, qui vous décomplexent, qui ouvre la voie et la vie à d’autres.
Grâce à ces deux elles, ça, mes seins, c’est devenu pour moi une témérité.
Une carte blanche.
Je me suis délivrée des soutiens gorge, qui dans mon cas n’avaient rien à soutenir.
J’ai commencé à porter du trop grand, des marcels XXL qui ne dissimulaient pas, et on a pu dire que j’étais impudique. Avec un buste comme le mien, il n’y a rien à cacher. En 2D, il n’y a pas de perspective. Un trompe l’oeil.
Petits seins. Petits saints. 

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire