lundi 29 avril 2019

Ligne de mire Miró




Je m’en allais à la plage. Nez à nez avec le vent.
Et je suis tombée sur ces 3 lattes, peintes aux couleurs insulaires.
Et j’avais ces sandales bleues.
Du bleu, du vert, du rouge, du jaune. Et d’un coup j’étais dans du Miró.
Dans un Miró.
Souvent quand je me sape, je pense aux peintres que je vénère. C’est une ligne de conduite.
Une expiration.
Mais là c’est venu à moi. Cette palette me teintait les pieds.
Les associations de couleurs accidentelles me rendent toujours très émue.
(Elles font partie de mes poésies glanées au quotidien).
Comme si elles s’appelaient, s’attiraient. Se hélaient sur tous les tons.
Certaines visions ouvrent des dimensions, et pour quelques secondes suspendues, nous nous échappons. Là, mon “ailleurs”, pour un instantané, a été dans une de ses toiles aux couleurs primaires.

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