lundi 29 avril 2019

Mise au parfum




En l’occurrence, en récurrence :
il n’est pas en réponse évidente à ce que je suis, le mien.
C’est mon physique qui le dit, et mon sourire aussi :
j’ai l’enfance très présente.
Et le parfum que je porte, est un opposé, une chose de femme en capitales, un peu violent, un descendant d’Opium ou de Shalimar.
(C’est “Ambre sultan” de Serge Lutens).
Il y a une clé que j’ai ajouté à mon trousseau depuis que je sais me conter, c’est d’avoir de l’ironie sur mon quant à moi.
Au lieu de me souligner, je me contraste.
Ma bague joue son rôle dans cette narration, et sur ma main gracile, elle prend toute sa place, elle est un cas de force au majeur, et brouille les pistes, elle fait sa diversion.
Revenons en à nos sent-bons :
Un parfum, c’est du demi-mot. Une carte de visite.
C’est une esthétique sans chirurgie. Que l’on ajoute à sa peau.
On peut le choisir en adéquation avec ce que les autres croient que nous sommes.
Mais aussi, il peut être une contradiction, comme pour dire “vous vous trompez”, comme si ce parfum était d’intérieur.
On a le choix. Cette emprise. De s’imprégner de sublime subliminal.

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