lundi 29 avril 2019

Nadja au zénith




Je vis comme dans l’une des définitions du surréalisme : “Il s’agit de chercher la poésie dans le quotidien”. (Balzac avait dit pareil, autrement, déjà). Trouver la beauté c’est ce qui me sauve. Sauve qui peut, comme on peut. Comment rendre chaque date, chaque heure, décisive. Surtout dans un moment ardu, dans un épisode trop ordinaire, dans une journée qui pourrait se gâcher.
Alors je grapille gratouille, comme c’est possible. C’est à dire que je m’accroche au moindre petit grain de beauté qui puisse venir mettre son grain de sable, pour parer. ”Indépendamment de ce qui arrive, n’arrive pas, c’est l’attente qui est magnifique”,  l’attente de l’éclat. L’attente de la pépite. Une poursuite (sans limites ? ) vers ce paroxysme. Une couleur sur un mur, une broutille sur une main, une plume d’oiseau au sol, une lumière éparpillée, un reflet, le mouvement d’un tissu, un assemblage heureux, un dialogue silencieux ; des détails, des petits riens, qui ne sont pas objectifs, mais subjonctifs.

Ps : D’ailleurs, j’aime beaucoup les guillemets. Car alors dans le texte, cet entre antre est à part, comme sublimé, comme redoré, comme réinventé, et suspendu.
Ps ps : “Dans les lettres que je reçois d’elle, ce qui me touche le plus, ce pour quoi je donnerais tout le reste, c’est le post-scriptum” (Nadja).




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