lundi 29 avril 2019

Nos phénix




On se lasse à toute allure. Du reste, des habitués, des habitudes.
Est ce particulièrement parisien ?
Ou terriblement occidental ?
Je suis la première, à espérer une bouffée de nouveauté, une bouffée d’appétit à me rénover, une bouffée d’inspiration à bouffer, du dernier cri.
J’ai des envies de meurtre sous la dent, contre mes propres “je n’ai rien à me mettre”.
Et pourtant, à mes frusques, je voue un culte, je les encense agenouillée (car j’ai perdu un bouton ou une socquette).
« Continuer à désirer ce que l’on possède ». Oui. Oui oui.
Avec toutes les pre-fall, croisière, haute couture, printemps été, automne hiver, oui oui, me mettre des œillères, ou même ne plus sortir, ne plus buller sur internet, être dans mon coma en somme, pour ne plus être happée, et demeurer stoïque et sans fringale.
Mais, j’ai trouvé une parade.
De réinventer une chose que j’ai déjà. Je le fais souvent.
Là il s’agit d’un maillot de bain jaune, au dos nu croisé oh sublime je vous jure.
Eh bien je le délaissais. Il était tout piteux (je n’ai pas dit miteux ! ). Il m’ennuyait, je m’en excuse auprès de lui.
Eh bien ce matin, malgré le temps de novembre, je l’ai ranimé, en portant dessus un bas de maillot rouge vintage de Roméo et Gigli. Et ça marche. (J’ai mis une ceinture fine là avec, tocade totale).
J’ai un nouveau maillot.

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