lundi 29 avril 2019

Open it




Les jours de Nord approchent.
S’habiller devient alors plus difficile, un défi à relever pendant tout ces mois.
J’ai beau contempler le passé avec avidité,
les années dans lesquelles j’évolue, offrent tous les droits, une porte très ouverte où tous les codes sont permis.
Et il y a un détail, un détail qui rue dans la rue, un détail que je tiens.
Et ce détail sur lequel je compte, c’est le manteau ouvert, grand ouvert.
Je ne suis pas sage. Je ne le ferme pas avant que l’on soit en dessous de zéro.
Mes manteaux, je les décapsule.
Car plutôt que de s’engoncer jusqu’au col, ça donne une nonchalance face à l’austère.
Ça fait voler et s’élargir les pans, la bise s’y engouffre, (on frissonne un peu), mais survient une légèreté à tout ce poids de tissu qu’il faut porter.
Et cela laisse tous les efforts qu’il cachait, apparents.
Sinon, lorsqu’il est verrouillé, la tenue qu’il dissimule devient comme des dessous, une lingerie que nous serions seuls à connaître.
Un manteau fermé ferme, ferme et définitif.
Mes manteaux, je les déploie, ils s’épanouissent à leur saison, et moi dedans.



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