lundi 29 avril 2019

Rincer




Il y a des jours, de ces jours.
Il y a ces jours torrides. Ces jours d’enfer.
Ces jours écrasants. Ces jours asphyxiants.
Auxquels on voudrait échapper.
On en rencontre peu. Ils se dénombrent, et ils démembrent.
Mettent à terre. Brûlent.
Et puis la pluie d’été arrive, et elle lave, elle purifie, confusément la sueur et les larmes.
Elle sonne ses grosses gouttes au sol, étalées.
Elle tonne et gronde et proteste contre l’irresponsable irrespirable, pour abreuver, et ébrouer.
(C’est beau, pleuvoir et pleurer cela commence pareil).
Et puis le caniculaire revient, et on espère de nouveau cette seule pluie que l’on sache souhaiter.

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