lundi 29 avril 2019

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Il est rare que je chine sans lubies en tête.
Il est rare qu’une trouvaille soit vierge de mes références.
Comme vous, j’ai le cerveau bouffi de fictions et d’envies.
J’ai une volée d’images qui m’inspirent, qui se rangent dans ma mémoire, dans ces tiroirs de mon placard interne, et qui ressortent à propos.
Ça forme un sous texte à ces choses recueillies à force de brocantes et de patiences, ça leur donne un alphabet.
Ce petit chapeau en vison vintage, c’est comme un héritage d’Audrey Hepburn.
Ce col en cuir rouge rebrodé de fleurs : Elvis, et aussi cette veste Moschino qui était dans “Jalouse” il y a quelques années.
Ce haut avec le plastron en boutis, aussi beau qu’un plissé de Madame Grès.
Cette jupe, c’est Cadaqués et Gala et Dali, et des images de femmes d’Amérique latine.
Ces sabots cloutés Miu Miu, comme les chaussures dans “L’amant” évidemment.
Et ça personne ne le sait. Ça ne se voit pas, ce n’est pas écrit sur mont shirt comme un logo. C’est comme un secret avec moi même.
Ça nourrit ces objets d’un passé commun. D’une raison de m’appartenir, de s’intégrer à la foule déjà là sur les patères.
Ça s’appelle une culture, une culture que l’on se créait. Ces images qui deviendront peut être des réalités, elles nous apprennent, nous font la leçon (du style, en l’occurrence).
Ça s’appelle l’inspiration. Faut pas croire, même les RockStar font ça. Patti Smith dans son bouquin “Kids”, elle raconte qu’elle se faisait des tenues en écho à des films qu’elle avait vu.
Ça s’appelle : les rêves.












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