lundi 29 avril 2019

Tatouages à tous les étages




Statuons le tatouage.
Celui ci c’est le mien.
Mes perles d’or, sur un fil d’or, torsadé par ma mère à même le poignet, scellé, je ne peux pas m’en démunir.
Il y a, certes c’est certain, les tatouages à l’encre, indélébiles. (Je n’en n’ai pas).
Il y a d’autres formes de tatouages.
Il y a celui que l’on reçoit d’office : le nombril.
Il y a toutes les autres cicatrices. Toutes ces preuves de souvenirs.
Les bijoux, ceux que l’on n’ôte jamais, ceux qui invoquent pour nous, receleurs de nos vœux.
Un pseudonyme, aussi. Celui qui se renomme, celui qui se rebaptise, celui qui bouleverse son étymologie, se modifie et ne peut plus se défaire de ce nom choisi par lui.
Ces symboles nous rassurent et nous comblent de force et de fierté, à l’instant où ils nous estampillent ; un amour, un clan, une famille,
ne nous quittent plus.
Du visible pour de l’invisible.
Cette emprise, ce libre arbitre de se cacheter, nous fait nous sentir maîtres et propriétaires, Dieu de nous même et du sort, avec sceaux a l’appui.
Nous décidons d’annoter notre corps.
Nous apposons une signature.

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