lundi 29 avril 2019

Un ex




Une relation a ses débuts. Une relation à ses débuts.
Une relation à ses tâtons.
Et ça commence. Ça commence par les yeux qui nous font le coup.
Des yeux qui se cognent à un désir.
Cela se rencontre, et les battements sous notre sternum sont prêts à tout donner de leur intensité.
Il y a d’abord ça, ce premier ça. Ce premier pas. De nous allant vers lui.
Il est suivi du premier rendez vous, celui là, trop plein de la réserve et de la peur de se déplaire ;
celui pour marcher ensemble, pour se regarder doucement en douce, pour tout oublier des autres, de ceux d’avant, pour marcher sur des « eux ».
Ce rendez vous là.
Il y a ensuite les premiers jours. Les timides, les coincés. Les tendus premiers jours, encore tirés à quatre épingles, bien repassés dans les plis, nickels et sans écarts.
Il y a ensuite les premiers temps. Leurs témérités. Leurs ballades. Leurs lapsus. Leurs joies. Leurs éternels. Leurs promesses.
Puis on vit ensemble. On s’habitue.
C’est le quotidien qui vient.
Et lui, il s’y abandonne. Il perd de son allure.
Alors le premier désaccord.
Sûrement que nous, nous n’y mettons plus du nôtre. Sûrement que nous prenons moins soin de lui. Sûrement que les machines à laver sont plus hâtives.
Sûrement.
Mais on s’agace et on se lasse. On ne se complimente plus.
On lui en veut à ce vêtement ci de n’avoir pas su résister, de n’avoir pas su durer, de n’avoir pas tenu ses présages.
Et le fait est que, il se relâche. Il se détend. Il laisse apparaître des poches aux genoux ou aux coudes. Il peluche ou il feutre.
Et cela déteint sur nous.
Alors, sans crier marre, on s’en sépare.
C’est Jean qui va être content !




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