lundi 29 avril 2019

Une longueur d’avance




Il y a “la longueur midi”. À la moitié du mollet environ. Je croyais que c’était pour moi. Une longueur de maturité. Je croyais que ça m’allait carrément. Je ne cessais d’en porter, sous toutes les coutures. Mais malgré moi. Dans la longueur midi, il y a plus de tissus, d’étoffe. Et pourtant je ne me sentais pas “étoffée”. Le corps s’enveloppait d’avantage, et pourtant je me sentais fragile, dévoilée, altérable.
Et puis j’ai ressorti une jupe, une jupe qui arrive au dessus du genou, une “jupe qui tourne”.  Celle que je portais pour le clip de Joakim (réalisé par Sigrid Bouaziz) de la chanson “Find a way” : https://www.youtube.com/watch?v=wf4CPwBnjhE
Noire. Presqu’une Alaïa. (Faite sur mesure par la couturière de ma mère, la bonne fée qui s’en est allée l’an dernier). Et là, c’est plus court. Et je me sens conquérante.
Une jupe qui fête la marche. Une jupe qui danse.
Et c’est comme si mes jambes étaient contentes. Contentées. Comme si elles retrouvaient un élan, une légèreté. De grandes enjambées. Une jupe de sept lieues.
À quoi ça tient !
Est ce la longueur de la fringue qui influe sur notre corps, notre façon de nous y remuer, ou de nous y enfouir ?
Ou est ce le corps qui détermine le vêtement, qui le fait sien, le reconnaît ?
Est ce réellement une question de longueur, de moment, d’âge ?
Est ce que le corps nous dit non, parfois, nous dit “faut pas, faux pas”.
Est ce que le corps a une conscience à lui, sans intellect mais très sélect.
Et que, tel un animal, il nous montre son enthousiasme en s’ébrouant !

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