lundi 29 avril 2019

Une ordonnance




J’ai rencontré cette image d’Helmut Newton, il y a quelques temps (sur L’instagram de Christopher Niquet).
Et je m’y accroche comme à une bouée.
Pas une de sauvetage, non ; une bouée de bord d’eau, une bouée de plage faite pour s’amuser.
Ce que cela résonne en moi, c’est le côté déplacé de cette tenue, comme télétransportée.
Il n’est pas convenu convenable de mettre du chic sur un pont de navire.
En mer, on met du praticable, contre le vent et les marées. On met des chaussettes, et des cols roulés. Et là, cette femme porte l’opposé, et elle n’est pas sur un yacht.
Évidemment c’est une photo de mode. Mais qui a dit que cela n’était pas applicable ?
Pourquoi la photo de mode devrait elle n’être qu’une demeure d’inaccessible ?
Pourquoi la photo de mode devrait elle n’être que du papier glacé, fantasme refermé ?
C’est au contraire un échantillonnage, un manuel pour une mise en pratique.
C’est sa place, d’inspirer, d’insuffler, de donner une bonne leçon, de tirer vers des cimes.
À nous d’équilibrer. À nous de faire bonnes pioches.
Ce que cela veut dire.
Il ne faut pas s’habiller en conséquence.
Il faut se permettre d’être impertinent avec la situation.
On peut mettre des talons si le pied nous en dit, et même si c’est inapproprié.
On peut porter du brillant en grand jour et grand soleil.
On peut porter des robes aux mois de tempêtes.
On peut être chic pour aller à la campagne.
On n’est pas obligé de joindre le confortable à l’agréable.
Il faut en faire trop. Il faut tout se permettre.
Il faut s’en ficher. Que cela fasse sourire des lèvres qui ne sont pas les nôtres.
Mettons nous en tête que même Grace Kelly ou Jackie en ont fait sourciller plus d’un.
Libres à nous de prendre ce courage à bras le corps.
D’être une contradiction aux uniformes actuels. Sans contre indication.







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