lundi 29 avril 2019

Wanted




J’ai essayé du mascara. Encore. Encore une fois.
De temps en temps j’y crois, que peut être ce serait une idée, de me maquiller plus avant.
Alors, j’entre dans un lieu où règnent toutes ces couleurs qui se déballent et s’étalent.
J’ai essayé du mascara, et pas des moindres, un Lancôme.
Je n’ai rien à lui reprocher. Il était parfait comme tout le monde le crie.
Mais (ce mais, ce mais qui jure).
Mais, c’était une réaction en chaîne. D’avoir les cils frisés, appelait à faire suivre les paupières, à ne pas les laisser sur le blanc de touche.
Et cela durcissait tout. Toute cette tendresse que j’espère donner par mon visage.
Ces yeux assombris d’ombres, sombraient, et s’ajoutant à mes vêtements très choisis, je devenais un ensemble qui se contrôle.
Et cette part qui devrait toujours s’échapper un peu, comme une mèche qui ne veut pas être une disciple, cette part s’était rangée.
Les yeux revolver, je les contemplerai sur d’autres, sur qui c’est de toute évidence.
Le déclencheur de cette tentative démaquillée très vite, était une photo.
Je ne sais plus laquelle. Mais d’un regard de biche.
Je croyais, que d’avoir une part de cette image, me ferait presque être cette image.
(C’est toujours ce que l’on se figure, quand on arrive chez un coiffeur avec une page dépliée, lui exclamant que l’on veut la même coupe).
Qu’en forçant les choses, on aura la tête d’une admirée.
Mais il ne suffit pas d’avoir un élément d’une photo pour ressembler à une photo.
En posséder une part, oui. Mais ressembler non.
On ne ressemble jamais. Et il ne s’agit pas de ressembler.
Et c’est un heureusement fort.
Car la fin en mots de l’histoire, c’est qu’il ne faut pas être en duel avec ses traits.
C’est qu’il faut les comprendre et les écouter. Ne pas se vouloir en opposée.
Ne pas se rêver en inverse de ce que l’on est.
Se réjouir pour celles qui ont ce qu’on n’a pas, se réjouir qu’elles n’aient pas ce que l’on a.
Ne pas vouloir être flamboyante quand on est délicate. Ne pas vouloir être délicate quand on est flamboyante.
S’accompagner soi même, se prendre par la main, et devenir ce que l’on est déjà, en arrêtant de se battre. En arrêtant la lutte.
C’est là et c’est certain, que réside le sourire.


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