samedi 4 mai 2019

Théoriquement


Ça recommence.
Ça menace.
Il va encore falloir la sortir du dessous de l'armoire. Et l'épousseter. Et l'ouvrir. Et mettre des choses dedans. Et se transhumer.
C'est la saison de la valise.
Pour l'instant elle est encore vide.
Tout ce qu'elle attend, et depuis des mois, c'est de remplir son rôle, à ras bords si possible.
C'est à cela qu'elle sert.
On voyage et on veut avoir du choix dans les bagages. On en met beaucoup. On en met trop. On ne se sert jamais de chaque chose. Il y en a qui resteront planquées dans la malle. 
Mais on ne sait pas trancher. On ne sait pas risquer de manquer.
On prend de tout et de son contraire.
La cargaison a des roulettes, alors on ne va pas se priver.
Mais cette année, je ne serai pas sa bête de somme.
Qu'elle soit gourmande n'y changera rien. Elle est prévenue.
Il y aura peu de vêtements, et seulement ceux auxquels je fais une confiance aveugle, ceux qui ont fait leur preuve.
Mais il y aura beaucoup d'accessoires. Les accessoires ça ne pèse rien. Mais cela change toute une tenue. Les accessoires, ce sont des astérisques, ce sont des précisions. Une robe n'est pas la même avec un collier ou un foulard dans les cheveux.
Un pull est différent avec des boucles d'oreilles.
Je me suis préparée. Je me suis sermonnée.
Je pourrai la fermer. Je pourrai la soulever toute seule.
Théoriquement, c'est dans la boîte.




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